Carle Sousa, fondateur, devant un paysage de montagne et de lac.

Regarder l'eau autrement

Avant LOELAIR, j'ai dirigé des équipes de travaux publics et de construction, sur des opérations immobilières et touristiques, dans la capitale, en Haute-Savoie et à Genève. Sur ces territoires, chaque toiture, chaque parking, chaque rue nouvelle envoie un peu plus de pluie vers le réseau. Et dans les zones touristiques, où tout est pensé pour les pointes de fréquentation, cette pression sur l'eau se sent plus qu'ailleurs.

De ces années, une évidence m'est restée : nos réseaux d'eaux pluviales sont conçus pour évacuer. Ils protègent des inondations, retiennent un pic, puis rendent l'eau à la rivière. Ils le font bien. Mais avant de repartir, cette eau pourrait aussi servir, arroser, laver, remplir, dans un cadre sûr, tracé, conforme aux règles sanitaires. Un réseau qui ne fait plus que passer l'eau, mais qui la met à disposition, au bon endroit, au bon moment.

Cette question est devenue un travail d'inventeur. Plusieurs demandes de brevet ont été déposées sur la gestion des eaux pluviales et de ruissellement. Puis LOELAIR est née : une méthode de lecture territoriale, et la plateforme qui la porte. Elle regarde ce que chaque commune reçoit, ce que ses services consomment, ce que la loi permet, et propose un chemin : où garder l'eau, pour quoi faire, avec quel appui. Ce chemin prend la forme d'un Passeport Hydrique Communal, qui reste à la commune.

Les demandes de brevet ont été rédigées avec des ingénieurs en propriété industrielle, et chaque projet appelle les compétences qui lui manquent : bureaux d'études, écoles, réseaux de l'eau.

Si ce sujet vous concerne aussi, hydrologue, ingénieur, technicien, curieux, écrivez-nous. Il reste beaucoup à écrire ensemble.

Carle Sousa, fondateur

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